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Il n’y a pas autant de raison que ça de déplorer le grand nombreux de gens qui tweetent les choses de peu d’importance. Il suffit de ne plus les suivre. Mais Twitter a, de par son ambivalence essentielle, provoqué la dernière chose que l’on pouvait attendre de l’Internet : le renouveau de l’épigramme ou de l’aphorisme, une réévaluation des vertus littéraires du laconisme et l’impersonnel.
Cela signifie que Twitter, officiellement plate-forme de micro-blogging – fonctionne en pratique, le plus souvent, à l’inverse du blog. Bien sûr, un tweet n’est qu’un tweet, pas de raison d’en faire trop de cas. Malgré tout, La Rochefoucauld, Oscar Wilde, Dorothy Parker, Kafka ou Cioran auraient été d’excellents tweettos et les meilleurs tweets d’aujourd’hui rivalisent avec leurs meilleurs aphorismes. Twitter ne possède donc pas seulement l’utilité largement reconnue de tenir au courant de l’actualité et des révolutions, de mettre en lumière les liens, les blagues et les sourires. Cela permet aussi la renaissance surprenante du désir d’épigramme dans une culture littéraire qui valorise par ailleurs l’intime et le familier comme preuves de l’authenticité.
” A lire dans Twitter : le nouveau régime attentionnel du web par Xavier de la Porte (via faatmatiu)
